En effet, la société en nom collectif (SNC) présente les inconvénients de l’entreprise individuelle aggravés en quelque sorte par le fait que la responsabilité des associés de cette forme de société est solidaire et indéfinie (chaque associé est responsable sur tous ses biens des propres engagements, mais aussi de ceux de l’autre associé, dès lors qu’ils sont passés dans le cadre de la société).

La société anonyme (SA) est par sa complexité réservée, de préférence, aux grandes entreprises. Il reste la société par actions simplifiée (SAS) qui seule pourrait se comparer à la SARL. Toutefois, cette forme de société est, en pratique, utilisée par des entreprises petites ou moyennes comme une évolution en quelque sorte naturelle de la SARL.

Le problème du choix, pour une petite entreprise, entre la SARL et la SAS sera essentiellement la question du régime fiscal et social du dirigeant. Le dirigeant d’une SAS peut, quelle que soit la quote part du capital qu’il détient dans la société être considéré comme un salarié sur le plan fiscal et de la sécurité sociale.

Le gérant d’une SARL est considéré comme un salarié seulement s’il ne détient pas ( avec son conjoint et ses enfants mineurs) plus de la moitié du capital. Le dirigeant de SARL qui détient (avec son conjoint et ses enfants mineurs) plus de la moitié du capital sera considéré comme un entrepreneur individuel sur le plan fiscal et social.

Il faut rappeler, toutefois, que le régime fiscal des salariés et celui des entrepreneurs individuels ont été harmonisés et que la différence entre les deux n’est pas significative. De plus, le régime de sécurité sociale a également été harmonisé entre les salariés et les non salariés.

Les différences subsistent sur les régimes de retraites complémentaires avec, aujourd’hui, un avantage en faveur du régime des cadres salariés. Rien ne permet de penser qu’au terme de quelques années, les régimes de retraites des cadres et indépendants ne seront pas harmonisés, ou, à tout le moins très comparables.

C’est pourquoi, on peut conseiller à un créateur d’entreprise dont les performances économiques mettront probablement deux ou trois ans à se manifester (même si on peut espérer aller plus vite) de choisir la simplicité en optant pour la création d'une SARL, sauf à revoir la situation ultérieurement.